Bilderberg

Un centre de formation des personnalités influentes

L'Oligarchie mondiale est intangible. Prudente, elle met de nombreux écrans entre elle et ceux qui gouvernent et prennent des décisions qui orientent le monde dans le sens qu'elle souhaite. Mais ce retrait a un revers à la médaille : les illuminati ne sont pas directement aux commandes. C'est pour cela qu'il faut former ceux qui gouvernent, qui assument des fonctions importantes dans le monde des médias, de la technologie, de la finance, à leur vision de l'impérative évolution du monde.

C'est le rôle du groupe Bilderberg. Je ne vous ferai pas un historique de ce groupe (vous le trouverez de partout et, notamment, ici).

Rien ne se décide lors des sessions du groupe Bilderberg, mais à travers les exposés présentés, les invités apprennent les solutions que préconise l'oligarchie mondiale aux "problèmes" de ce monde. Ils obtiennent la feuille de route planétaire pour les prochaines années. Ils apprennent comment unifier le monde, pour son bien (et surtout le leur). Car les oligarques partagent avec un bien plus qu'une vision commune du monde : ils partagent l'assurance d'être du bon côté de la barrière celui des puissants (même si le pouvoir qu'ils leur concède n'est minuscule à côté du leur), celui qui vivra dans l'opulence, qui continuera à s'enrichir pendant que la grande majorité des hommes s'enliseront dans une pauvreté qui en fera des esclaves modernes, dépendant ad vitam aeternam de leurs élites. 

Ce n'est d'ailleurs pas pour rien, qu'en 2016, le thème retenu était "Précariat et Classe moyenne" (source : L'Express Business).

Je vous invite à consulter attentivement la liste des invités sur leur site officiel.

Une influence réelle

Bien que rien ne se décide directement lors des réunions du Bilderberg, il est évident que ses membres ont une réelle influence.

Deux anecdotes pour convaincre les plus sceptiques. 

En novembre 2009, le comité directeur invite Herman Van Rompuy, le chef du gouvernement belge que, d'après le vicomte Étienne Davignon (avant-dernier président du Bilderberg), personne ne connaissait alors. L'homme fait un explosé brillant où il défend l'euro avec force et brio, face à des américains incrédules. Quelques jours plus tard, à la surprise générale, Herman Van Rompuy est désigné à la présidence de l'Union européenne. Et à Davignon de conclure : "Sa brillante présentation l'a peut-être ajouté, au dernier moment, à la liste des candidats possibles." (source : Le nouvel Obs). 

Le second exemple de cette puissance latente est rapporté dans le même article. Il est tellement éloquent que je le reprends quasi tel quel.

En Novembre 2011, François Fillon, alors Premier Ministre, reçoit d'éminents représentants du gotha politico-financier occidental. Sous les lambris de l'hôtel Matignon, il y a là, entre autres, le patron de la banque Goldman Sachs, Peter Sutherland, le big boss de la banque d'affaires Lazard, Ken Jacobs, l'inspirateur des néoconservateurs américains, Richard Perle, le grand manitou de Shell, Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, Mario Monti, ou la présidente du Musée d'Art moderne de New York, Marie-Josée Kravis, par ailleurs épouse du propriétaire d'un fonds d'investissement américain. Le grand ordonnateur du dîner n'est autre qu'Henri de La Croix, comte de Castries, PDG du groupe d'assurances Axa et premier Français à présider le Bilderberg. Petit-fils d'un ministre de la IVe République et inspecteur des Finances, ce pilier de l'establishment français est aussi proche de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, son camarade de la promotion Voltaire à l'Ena. On l'a compris : à un tel aréopage, même le chef du gouvernement de la cinquième puissance mondiale ne peut refuser l'hospitalité (source : Le nouvel Obs).

Cette anecdote vient en conforter une autre, que rapporte Philippe De Villiers dans une interview. Il affirme, dans la vidéo en extrait ci-dessous, que François Fillion lui aurait répondu (à la question "Mais pourquoi tu vas au groupe Bilderberg ?") : "Que veux tu, c'est eux qui nous gouvernent". Il ne s'agit pas là de donner un blanc seing aux dires de Monsieur De Villiers. Toutefois, à la lumière de l'anecdote précédente, cette réponse devient autant crédible que cohérente.

 

Enfin, pour clore cet article, je vous invite à remarquer que, dans les deux cas, les deux derniers présidents du Bilderberg sont de sang royal : vicomte pour Étienne Davignon, comte pour Henri de La Croix. Quand on sait que le Bilderberg a été co-fondé, en 1954, par Bernhard de Lippe-Biesterfeld, Prince des Pays-Bas, il est difficile de ne pas faire le rapprochement avec ces grandes dynasties ancestrales que j'évoquais dans cet article. 

L'autre co-fondateur est David Rockefeller. Je reviendrai amplement sur lui dans un prochain article.

 

Johnny
Écrit par 
Dernière modification le lundi, 05 septembre 2016 15:25
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